Taxis d’Abidjan – Née à Abobo

 

Entre midi et deux, il me fallait faire un aller – retour express pour remettre un colis. Il y avait du soleil, j’avais un peu la flemme, j’opte pour le taxi. Je m’installe à l’arrière. Quand je suis seule, je me mets instinctivement sur la banquette arrière, J’en vois qui grimpe à l’avant mais moi je suis de la team #àlarrière.

Donc une fois installée, je m’étale : porte-monnaie à gauche, téléphone à droite, esprit ailleurs.

Le chauffeur me rappelle à l’ordre : Madame, faut attraper ton porte-monnaie là!
Moi : Il est quand même éloigné de la vitre, comment vous voulez que quelqu’un l’attrape?
Lui : D’accord. Quand ils vont faire, tu vas voir comment on fait.
Moi (il avait djô) : Pardon, je vais attraper.
Lui : Vous les clients vous n’aimez pas écoutez. Ça me rappelle un jour, une dame monte et nous prenons la direction d’Abobo. Elle s’était installée devant. Je lui dis « ah Madame, là où nous allons passé, il  y a des carrefours dangereux. Si tu peux, il faut mettre ton sac là (il indique le bas, l’espace devant la boite à gant) et tu bloques avec ton pied. Elle me repond qu’elle est née à Abobo. Je lui ai dis « Ah d’accord ». Ça n’a pas manqué, on lui a arraché son sac, seule la corde est restée dans sa main. Là voila qui crie en agitant les bras: « mon sac… wooo wooo wooo… voleur… ». Je lui dit : « Non Madame, faut pas pleurer, c’est maintenant tu dois montrer que tu es née à Abobo ».

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Quoi faire? – Musée des civilisations de Côte d’Ivoire

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Les jeux de la Francophonie s’étant tenus, il n’y avait désormais plus d’obstacle entre nous et notre soif de culture. Nous n’aurions pas survécu à une deuxième déception. Fort heureusement, ce ne fût pas le cas.

Projection

On se serait levé aux aurores avec le chant du coq et les premiers rayons du soleil. S’en serait suivie une mini séance de yoga farniente pour moi et des dessins animés pour elle. Après quoi, nous nous serions attablées pour le petit déjeuner titanesque que j’aurai fait de mes douces mains. Finalement, en riant aux éclats, nous aurions pris la direction de la douche pour en ressortir prêtes à attaquer la journée à 9 heures 30 minutes.

Réalité

Je me levée à 8 heures et j’avais encore envie de dormir. Ça commençait mal. Après avoir répété 18 fois « just do it« , j’ai mis le petit-déjeuner en branle histoire de … avant de retourner eu lit, devant Instagram, en espérant ne pas l’avoir trop bousculée. Trop tard, 5 minutes plus tard elle se réveillait. Adieu sommeil. Adieu hasthtag. Nous avions à peine pris le petit déjeuner, une douche (l’autre nom de la série « chantage, pleurs et grosse voix ») , mis nos vêtements qu’il était 11 heures.

Argh.

Direction le Musée qui s’est revélé être ouvert.

Nous n’étions pas seules, il y avait d’autres visiteurs : des familles dont certaines plus intéressées par l’extérieur et les possibilités de photos qu’il offre que par l’intérieur, des groupes d’élèves, des journalistes et des touristes.

Après nous être à notre tour photographiées dans chaque recoin du susmentionné extérieur, il était temps de passer aux choses sérieuses. Petit couac, il n y a qu’une salle ouverte et on a vite fait le tour de l’exposition permanente. Mais rassure-toi, ce qui est offert à nos yeux n’est qu’une fraction de ce que le Musée possède. Le guichetier très optimiste, et à qui j’ai posé la question, a parlé de possibles expositions temporaires dans le futur.

Mes pièces coup de coeur sont dans un ordre totalement aléatoire :

(i) les casques guerriers du Nord
(ii) le crâne d’éléphant(eau)
(iii) les étoffes traditionnelles royales.

Elle m’a posé plein de questions auxquelles j’ai apporté les réponses que j’ai pu. Honnêtement, certaines fois ma supériorité venait du fait que je sache lire. Ma connaissance de la Côte d’ivoire reste donc  à approfondir et c’est tant mieux.

Nous y avons passé 45 minutes avant de devoir aller nous restaurer parce que si tu as tout bien suivi, il était maintenant l’heure du déjeuner.

Verdict: On y retournera!

Horaires
du mardi au vendredi de 9h à 18h30
samedi de 9h à 17h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Humeur – Inspiration Francophone

Dans mon billet humeur précédent, je parlais des citations pour se motiver et de l’amour que j’ai pour elles, pour ce feu qu’elles allument et entretiennent. Alors, quand j’ai eu l’occasion de vivre la citation motivante en live, j’ai foncé. C’était forcément un clin d’œil divin.

Rendez-vous fût donc pris pour le vendredi 15 septembre 2017 à 19 heures avec à la clé : la promesse de repartir autre que je n’étais arrivée. Vendredi dernier en quittant l’Institut Français au Plateau à 22 heures, j’avais des étoiles plein les yeux, une envie de refaire mon monde et malgré mon voisin pas réceptif à mon humeur, j’étais perchée.

Je suis encore perchée quand j’écris ça.

J’ai vu des personnalités jeunes qui se bougent pour ce en quoi elles croient, qui se battent pour les autres et qui vivent leur rêve. Sur un même podium ont défilé différents profils, différentes approches, différentes visions avec ce dénominateur commun: celui de nous partager une recette, une version de l’épanouissement et de nous inviter à nous dépasser.

Ils étaient tous, chacun avec son histoire, son chemin, sa singularité porteur d’un message fort. Avec ma sensibilité, j’ai été particulièrement touchée par deux intervenants :

«  Donner de son temps, donner au suivant »
Sophie Tremblay, Canada
Avocate et entrepreneur.
Se bat pour les droits des générations futures notamment sur le monde de l’emploi.
Sensibilise les jeunes à la politique à travers une association.
Travaille probono pour chaque heure de travail rémunérée.

« Parfois, tu cherches le chemin et tu ne le trouves pas, parce que tu es celui qui doit ouvrir la voie »
Michel Joseph, Haïti
Journaliste.
Tombé dans le métier.
A choisi d’être une voix populaire.
A utilisé son micro pour reconnecter des familles.

Pourquoi eux?
Parce que dans mes rêves de gloire, d’amour et de beauté, il y a toujours cette part pour l’autre, le prochain. Je rêve pour moi et les autres. Arriver à faire gagner ma cause et la cause d’autrui ? THIS IS GOAL.

En attendant de me lancer, je m’enivre de tous ces parcours courageux, parfois à contre-courant de ce « chacun pour soi » ambiant, qui osent faire la chose qu’on ne comprend pas forcément et qui ont raison.

A leur santé et à ma santé, je lève ce verre.

Les connaisseurs reconnaîtront 😉

sdr

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Elle et Lui – 17

– Alors ?

– …

– Fais pas ta mystérieuse. Vas-y, raconte!

– Je l’ai revu.

– Mais encore?

– Je l’ai revu et rien n’avait changé. Je parle pour moi. Lui, je ne sais pas. Je n’ai pas osé lui demander. Je me suis tue et j’ai souri. Il était lui. J’étais moi. Je n’ai pas immédiatement voulu mettre le nous sur la table.
Je suis arrivée en retard pour ne rien changer à mes habitudes, sauf que ce n’était pas vraiment de ma faute. L’enchaînement des transports ne m’avait tout simplement pas été favorable. J’étais sortie une heure et trente minutes plus tôt pour un trajet d’une heure et voilà. Mais quand tu as une réputation, rien de ce que tu pourrais dire ne pourrait te sauver.
J’avais même couru vers la fin avec l’espoir fou de rattraper le temps. Avant que la rame du métro ne marque l’arrêt, j’étais déjà aux portes, prête à démarrer. J’aurai dû attendre encore un peu, les correspondances à Montparnasse sont longues et j’ai bien failli y laisser mes poumons de fumeuse.
Je te donne cette vieille stratégie que j’aurai pu m’épargner hier : toujours arriver essoufflée, contrite et laisser son souffle court et sa mine défaite faire la moitié de l’excuse.
Je suis arrivée par le côté.
Il scrutait l’horizon. J’ai eu tout à coup peur. Un court instant, j’ai pensé envoyer un message et dire que je ne pourrais plus venir. J’ai aussi pensé me jeter dans ses bras. Je n’ai fait ni l’un ni l’autre. Je l’ai observé à la dérobée pour le fixer avant de me mettre dans son champ de vision. A chaque pas que je faisais, je rajeunissais d’une année. A deux pas de lui, j’avais désormais 21 ans.
Tu te souviens de cette question de Paulo Coehlo qui m’obsédait et que je ramenais sur le tapis à chaque discussion : « que regrette-on le plus? : les choses choses que l’on fait ou celles que l’on ne fait pas« . Le concernant, je sais. Je regrette de n’avoir rien dit quand il a dit non à cette dame qui proposait de nous prendre en photo.
On a traîné ça et là. Je l’ai trouvé tour à tour drôle, agaçant, agacé, beau, méchant, émouvant, perdu, rêveur, blessé, évasif, là, absent. Sans chichis. Real life baby. Il ne cherchait rien. J’étais presque moi. Je ne voulais pas l’effrayer. Je n’ai pas râlé une seule fois mais je n’ai pas bonne mémoire. Ma plus grande qualité et mon plus grand défaut.
On a marché jusqu’aux quais. On s’est un peu perdu avant de laisser le GPS nous guider. Puis, face à la Seine et ses péniches ça a semblé évident. Je l’avais forcé à ralentir et à s’asseoir et j’ai attendu.
« Et ta vie sentimentale? »
« Chaotique, désastreuse, est-ce-qu’il y a un truc qui cloche chez moi? j’attire les connards, … »
L’éventail des réponses que je lui devais était large mais j’ai choisi la plus facile « Je ne suis pas une gentille fille ».
Même si je suis presque sûre de l’avoir effrayé, il a eu la meilleure des réactions et pour ça je lui serais éternellement reconnaissante. Il m’a prise dans ses bras. Tout simplement. La sensation que j’ai éprouvée m’a rappelé la première fois où j’ai été embrassée. Le ciel tournait et ma tête avec elle. Cet instant fût pareil mais en mieux.
Il ne le saura jamais parce que je ne sais pas comment lui dire. Tous les mots me semblent gauches et une partie de moi a peur.
Je tombe sûrement dans le cliché mais je crois bien que cette journée m’a sauvée.

– …

– Tu ne dis rien?

– Tu veux l’épouser?

– Silly you.

Humeurs – Inspirationnal quotes

 ONE DAY OR DAY ONE?
YOU DECIDE

J’aime les citations, vraiment beaucoup et encore plus les citations inspirantes. Je pense que ça vient de mon amour pour les mots tout court. J’en ai plein mon portable de captures d’écran qui vous boostent dès le réveil, même si je dois avouer qu’avec la nouvelle fonctionnalité de Instagram a.k.a. mon dealer, elles ne s’accumulent plus.

THE WORLD HAS NOT PROMISED ANYTHING TO ANYONE

Je ne me contente pas d’aimer dans mon petit coin. Je partage. Je partage à tous ceux qui ne m’ont rien demandé: stories, photos de profil, blog, message,… De la citation, en veux-tu ? en voilà !! Faut dire que les mots sont justes et vous mettent le feu au c***,  vous réconfortent, vous transportent, vous redonne votre estime de soi, à tout le moins le temps de la lecture. Voilà, pourquoi il faut les lire souvent. Les lire, les relire, les entendre, les écrire.

BE SOFTER WITH WITH YOU, YOU ARE A MEMORY TO SOMEONE, A HOME TO A LIFE

Toutes les méthodes sont bonnes pour que les habitudes restent durablement. Parce que la citation ne va pas changer ta vie. C’est toi qui va le faire et encore si et seulement tu en as envie. O obligation. On a le droit d’être satisfait de ce qu’on a. La citation est un début. Elle peut allumer une étincelle ou être ce nouveau souffle, ce second souffle qui ravive une flamme vacillante.

WHEN LIFE SHUTS A DOOR, OPEN IT AGAIN. IT’S A DOOR THAT’S HOW IT WORKS

Si je devais faire un top 3 de mes citations favorites, j’en serais incapable. J’ai quand même une attirance pour celles dont le message est tiré de la Bible. Tu savais que le célèbre : « a chaque jour suffit sa peine » était inspiré de la Bible? Matthieu, 6:34 ou encore le « préserve ton cœur, en lui se trouve ton trésor » ? Proverbes 4 : 23.

DON’T BE EYE CANDY, BE SOUL FOOD

Celle qui résonne le plus en moi en ce moment est « Just do it ». Clin d’oeil à la célébrissime enseigne de chaussures mais surtout à un pote qui lui a donné tout son sens. Just do it, c’est vraiment lance toi parce qu’à la fin de journée, du mois, de l’année, peu de ces choses qui te paraissent énormes ne compteront en réalité. c’est arrêter d’analyser 365 fois avant de faire les choses. Bien sûr, on pèse le pour et le contre mais je parle de cette retenue par peur de …. Et si? Et si? Il y’aura toujours des si.

5 * 5 RULE
IF IT IS NOT GOING TO MATTER IN 5 YEARS, DONT SPEND 5 MINUTES UPSET ON IT

« Just do it » pour surmonter ma timidité parce que je le suis.
« Just do it » pour surpasser ma paresse.
« Just do it » parce que demain il sera peut être trop tard.

DO WHAT IS RIGHT, NOT WHAT IS EASY

Mais la citation ne reste que la pensée d’un instant, d’un homme, d’une époque et nous ne sommes pas obligés d’y adhérer. Je suggère même de commencer par la rejeter jusqu’à ce que son contenu s’impose à soi.

Et toi, c’est quoi ta une citation favorite ?

RDVBAM – Le portrait chinois

Le #RDVBAMChallenge, c’est sortir de « ma routine » et l’occas noion de m’essayer à autre chose. Pour ce mois, un exercice que j’avais maintes fois vu mais pas encore tenté : l’épineux portrait chinois.

Le portrait chinois est un jeu littéraire permettant de décrypter une personnalité.

Aucune origine chinoise à priori, l’emploi du terme « chinois » ne vient, ici, que signifier que l’exercice est compliqué.  Tu sais « C’est du Chinois pour moi ton truc »? Je me demande à quelle langue font référence les chinois quand ils veulent signifier que quelque chose est compliquée.

  1. Si j’étais un vêtement ?

Un vêtement… Je dirais quelque chose de classique et d’extravagant : le genre chemise à manche bouffantes, pantalon droit jaune moutarde. Je suis définitivement classique avec une pointe de folie. La folie ayant tendance à ressortir, parfois, au pire moment.

  1. Si j’étais un plat ?

Le kotoumblé.

Je l’ai découvert et je ne vais plus le laisser.
Ce plat se compose de bananes bouillies, d’ignames bouilles, d’un mélange de feuille là, d’un mélange de poisson et d’écrevisses.
Ce plat a été directement inspiré par Dieu. Y’a pas à dire.
Dans le restaurant où je l’ai découvert, la Maison du Combattant au Plateau, on le présente comme une entrée. Pour ma part, il me suffit.

  1. Si j’étais un roman ?

J’ai la mémoire terriblement courte donc je présente mes excuses à tous ces livres qui m’ont tenu éveillée et dont je ne me souviens pas là tout de suite.
Je choisis le dernier qui m’a marqué. Je ne pouvais plus m’en détacher et je le passe volontiers à mon entourage pour qu’il le lise « la verite sur l’affaire Harry Quebert».
Ecrit de main de maître avec brio. Je m’incline devant ce talent et l’univers dans lequel il nous transporte.
Je recommande.

  1. Si j’étais un chiffre ?

Euh…. Le 3

Parce que 3 septembre.

Parce que 3ème enfant

Parce qu’il faut choisir ?

  1. Si j’étais une citation ?

La peur n’est pas de Dieu.

Peut-on parler de citation d’ailleurs? Elle est inspirée de la Bible mais n’y figure pas telle que. Je ne cite donc pas en l’occurence. Je paraphe. Voilà que la pseudo-littéraire en moi est perturbée, mais je ne changerai pas de citation.
Pour toutes les fois où mon cœur bat trop vite, où la panique veut prendre le dessus, où la peur me fait déraisonner, je me répète : la peur n’est pas Dieu.

  1. Si j’avais un super-pouvoir ?

Lire dans l’esprit des gens.

Je suis une grosse curieuse et l’humain m’intrigue. Donc avec cette habilité, je serais servie non ? Après, il faudrait que je puisse le moduler à ma façon et non pas être assaillie par toutes les pensées qui traîneraient ça et là.

  1. Si j’étais un bijou ?

Un anneau de mariage.

Pour l’engagement.

Pour le symbole.

Pour l’amour.

Je suis une éternelle amoureuse.

  1. Si j’étais une application mobile ?

Instagram.

Tout est dit hein. J’aime les images autant que les mots et il existe pléthore de comptes intéressants qui nous partagent, nous intruisent, nous font rêver, nous motivent, nous font rire.
J’ai une préférence pour les comptes de personnes lambdas ou presque.

  1. Si j’étais un mot ?

Shit.

Alerte gros mot. Je le dis souvent. Souvent et partout à mon plus grand désespoir.

  1. Si j’étais une pièce de la maison ?

Les toilettes ?

Plus sérieusement, je dirais la cuisine. Alors même que je n’y passe pas beaucoup de temps en ce moment. Mais elle symbolise le partage et l’amour. C’est pas de l’amour ça de se faire suer pour nourrir une, 2, trois ou 4 bouches ? Bouches parfois ingrates qui n’apprécient pas à leur juste valeur mes créations.

Et de 10 !!!

A mon tour de te proposer quelque chose. Choisis une des 10 questions précédentes et donnes-moi ta  réponse. S’ilteuplait? Comme ça, j’en saurai plus sur toi et l’équilibre d’information sera rétabli. C’est important l’équilibre.

 

Pour voir ce que les autres participantes ont fait, ça se passe :

Trndy Shades : https://trndyshades.com/
Lilisha Brown : https://lilishabrown.wordpress.com/
HSE-CI : http://hse-ci.com/
That’s so Mouss : https://thatsomouss.blog/
Kto Style : https://www.youtube.com/channel/UCj_UOt3SEB8Udlrl6zR0Xaw?app=desktop
Elisamodish : http://elisamodish.fr/
Cendrine Small : http://cendrinesmall.blogspot.fr/
2 hands + 1 backpack : http://www.2hands1backpack.com/
Afrolyne : http://www.afrolyne.com/
Curly Cinnamon : https://curlycinnamon.com/
Curves, Cupcakes et Stilettos : https://curvescupcakesetstilettos.blogspot.fr/
Grace Minlibe : https://graceminlibe.wordpress.com/
Le Carnet de Cerise : http://lecarnetdecerise.com/
Pirouette Cacahuètes : https://pirouettecacahuetes.wordpress.com/
PramsLove2 : https://www.youtube.com/pramslove2
Xandrine LA : https://www.youtube.com/channel/UCT_3dusApwn9oSmDUTlXwkQ?disable_polymer=true

 

 

 Rdvbamchallenge

Conversations – 3

Elle : Allo ?
Lui : Allo
Elle : J’ai cru que tu ne décrocherais pas.
Lui : Je peux encore raccrocher si c’est ce que tu veux.
Elle : …
Lui : Qu’est ce que tu cherches ?
Elle : J’avais des questions. Tu sais ? Sur toi, sur moi, sur nous deux.
Lui : Nous deux ?
Elle : Ce qu’on a vécu …
Lui : Qu’est-ce qu’on aurait vécu de particulier qui te fasse te questionner un dimanche matin avant le lever de soleil et me réveiller dans la foulée?
Elle : Est-ce que ça aurait pu être moi ?
Lui : …
Elle : Merde, je deviens folle.
Lui : Pour ça, tu ne m‘as pas attendu. Tu as toujours eu un grain.
Elle : Si je t’avais trouvé la première. Ça aurait été moi ?
Lui : A quoi ça peut bien te servir d’avoir des réponses sur toutes ces situations hypothétiques?
Elle : On peut se voir ?
Lui : Pour que ça se termine comme les précédentes fois ? Non merci. Je passe mon tour. Mais j’apprécie vraiment la proposition.
Elle : Très drôle.
Lui : Comment tu vas ?
Elle : Mal. Tu me manques.
Lui : …
Elle : Tu ne dis rien ?
Lui : Que veux-tu que je dise ?
Elle : Je ne te manque pas ?
Lui : J’imagine que la nouvelle de mon mariage a dû te parvenir d’une manière ou d’une autre.
Elle : Que veux-tu que ça me fasse ? C’est pas comme si je ne l’étais pas.
Lui : Tu ne m’aides pas là. Tu ne t’aides pas. Tu devrais arrêter et passer à autre chose. Je suis passé à autre chose moi.
Elle : Vraiment ?
Lui : C’est toi qui m’appelles. C’est toi qui m’écris. C’est toi qui cherches à me voir. Donc oui, vraiment.
Elle : Pourquoi tu m’évites ?
Lui : Je ne t’évite pas. C’est fini, c’est tout. Ça fut chaleureux mais faut circuler maintenant madame.
Elle : Et si je n’ai pas envie ?
Lui : Je ne serais pas toujours d’humeur badine. J’ai d’ailleurs décroché pour te dire que je ne décrocherais plus. Ça suffit. Elle commence à s’énerver.
Elle : Depuis quand c’est elle qui décide ?
Lui : …
Elle : Réponds-moi. Réponds-moi et j’arrêterai de t’embêter.
Lui : Non, je suis sûre que ça n’aurait pas marché. Le « nous deux » n’aurait pas tenu parce que tu faisais semblant de m’aimer. Que pouvais-tu me trouver ? Dans un monde normal, les femmes comme toi ne regardent pas les hommes comme moi. Tu es belle, intelligente, forte et moi ? Moi ? juste un lâche qui n’aurait jamais imaginé te plaire. Je n’y crois d’ailleurs pas et après toutes les fois où je t’ai vu j’ai toujours attendu de me réveiller.
Elle : Tu essaies de me faire un remake de la belle et la bête ?
Lui : Sauf que je n’ai pas un rond.
Elle : Hahaha. Pas faux.
Lui : Comment tu vas en vrai ?
Elle : En vrai, je vis, je souris, je ris. J’aurai juste préféré t’avoir à mes côtés.
Lui : On peut se voir ?

Quoi faire ? – Sol Béni

Il y a des trucs qui fonctionnent toujours pour lui donner le sourire.
Se trouvent à égalité le chewing-gum, les sucettes au goût de mangue mille fois trop sucrées, les comptines (nom générique donné à toutes les vidéos qu’elle visionne sur youtube [mère indigne 😛 ]) et les jeux d’eau.

L’eau. L’eau. E.A.U.

Elle aime l’eau d’un amour dont seuls les enfants sont capables. Parce que moi quand je dis que je suis dingue d’une chose, j‘ai parfois besoin de mettre un peu distance entre ladite chose et moi. J’aime à dose homéopathique.

Pas elle. Elle pourrait rester dans l’eau toute une journée au risque de fondre.
Alors, il nous fallait un spot. La bassine, c’est rigolo et ça dépanne de temps en temps. Mais la bassine a ses limites que la raison ne peut ignorer.

J’ai un peu hésité, parce que on a certes des ambitions mais en pratique : On va où ? J’avais déjà testé la piscine du collège les figuiers. J’ai le droit de dire que le cadre n’est pas forcément enchanteur, sans pour autant être accuser de casser du sucre sur leur dos.

Les figuiers proposent des cours collectifs à partir de 3 ans et ça c’est très bien pour que les petits puissent se familiariser à l’environnement aquatique mais pour un après-midi de chill-glandouille-détente, ce n’est pas vraiment l’idéal pour moi.

Alors, au pif je décide de tenter Sol béni.
C’est pas loin de la maison et pour ce qui est des sorties toutes personnes comprises, être proche de la maison est un critère.

Et là, coup de cœur total. Les cieux se sont ouverts.
Je ne sais pas si c’est la verdure, les chaises longues, la piscine en forme de mangue, le canari-fontaine, le peu de monde, l’accueil ou un savant mélange de tout ça, mais je suis tombée amoureuse.

Les fois où nous y sommes allées, il n’y avait pas foule. Qui dit pas foule, dit la piscine est à toi. Si tu as beaucoup d’imagination comme moi et que tu sais faire la planche tu vas voguer librement, te laissant bercer par les remous de l’eau jusqu’à ce qu’un strident MAMAAAN te rappelle à l’ordre.

Ben ouais, la piscine n’est pas forcément synonyme de douce détente quand on est maman. Puisqu’il faut que j’amuse la progéniture et la guide. Déjà, elle a des flotteurs donc mes bras peuvent désormais se reposer un peu. Mais elle ne sait pas tout à fait avancer. Alors je sers de moteur.

Pour plus de fun, je vous conseille de prévoir différents jeux aquatiques : bouées, ballons, frites, flotteurs, gilets, matelas d’eau. Dans un monde idéal, il faudrait également le fameux flamand rose. Je rêve de ce flamand rose?

Sol béni m’a gbassé.

Sinon toi, tu te baignes où ?

Elle et Lui – 16

Le verdict était tombé.

Le cœur ne battait plus.

Le cœur qui une semaine encore battait, ne battait plus. Elle avait suggéré une panne de l’appareil. La technique et ses caprices. Elle avait tempêté que l’on change d’appareil, que l’on change de salle, que l’on change de médecin.

Elle avait hurlé de toute la force qui lui restait. Avec ses cris, elle expiait ces nuits d’angoisses, ces nuits d’attentes, ces nuits de prières, son incompréhension.

Il y avait bien eu ces douleurs sourdes qu’elle avait ignorées tant bien que mal. En marche, elle se tordait soudain, pliée en quatre alors incapable d’avancer. Couchée, elle se réveillait, fixant le plafond, suppliant que ça cesse. Mais, elle avait continué à vivre comme si de rien n’était. Peut-être qu’en se refusant à mettre des mots sur ce mal, il s’en irait comme il était venu. « Ce que tu ne regardes pas, n’existe pas » disait le dicton.  Le mal était pourtant resté. Persistant.

Un matin, il y avait eu tout ce sang. Cela, elle ne pouvait pas l’ignorer, surtout qu’il l’avait vu lui aussi. Il avait sur un coup de tête décidé de faire l’expérience tant vantée par ses collègues du télétravail. Il était donc présent ce jour-là.

Il avait réussi le tour de force de la convaincre de se rendre aux urgences. Juste un petit tour et puis s’en vont.

Hier encore, il était parmi eux et tout était possible.

Ils avaient parlé après de programmer une évacuation. Parce qu’en restant là, il risquait désormais de la tuer. Se sont-ils seulement posé la question de savoir si la femme qui l’avait porté 5 mois durant avait envie de continuer à vivre ? Parce que pour elle, si elle n’était pas capable de porter la vie, elle voulait bien partir.

Elle avait hoché la tête.

Elle s’est remémorée la précédente fois et celle d’avant. Heureusement qu’ils n’avaient pas encore annoncé la nouvelle par superstition. L’épreuve de la dés-annonce leur serait cette fois épargnée et avec elle … les mêmes mots, les mêmes phrases, les même regards, les mêmes rires, les même rumeurs.

Elle avait aussi pensé à lui, à eux. Même s’ils n’étaient pas les siens, elle s’en occupait depuis de longues années et ils l’appelaient mama.

En sortant de l’hôpital, il lui avait demandé comment elle se sentait. C’était comme discuter de la météo avec un condamné. Qu’est-ce qu’il voulait qu’elle réponde à ça. Elle lui avait souri faiblement et lui avait dit que tout irait bien. C’était un demi-mensonge, un pari sur l’avenir. L’autre face de la vérité est qu’elle était dévastée et qu’elle n’avait plus envie de respirer par moments.

Elle n’a plus rien entendu après ces mots. Elle a vu ses lèvres encore remuer, sans entendre. Alors elle a hoché la tête. Il devenait pratique ce hochement de tête. Il a eu l’air rassuré et a annoncé qu’ils feraient une halte au glacier : Vous venez de perdre un enfant, mangez donc une glace !

A cet instant, elle aurait voulu fondre en larmes. Elle ne l’a pas fait. Elle a compris qu’elle serait seule. Seule à comprendre, seule à souffrir, seule à pleurer. Elle a encore hoché la tête et s’était laissée bercer par le glissement de la voiture sur la chaussée.

Il a continué de parler, elle n’a plus rien dit.

Elle n’a plus dit un mot là-dessus et il avait l’air trop soulagé de la voir passer à autre chose pour aborder le sujet. Au contraire, lui parlait déjà de se relance, de retenter, de s’en remettre aux progrès de la médecine, d’envisager d’autres méthodes, …

Parfois le soir, elle se servait un verre de vin et allongée sur la terrasse, il lui arrivait de se demander le moment où elle avait foiré. Elle n’était pas plus mauvaise qu’une autre. Elle avait posé des actes, fait des choix, parfois les mauvais, parfois les bons. Elle avait confessé ses torts. Elle avait été blessée. Elle avait pardonné. Elle avait eu une vie de femme. Ni plus, ni moins.

Les jours ont passé, puis les mois.

Elle a repris le chemin de la cuisine. Elle a recommencé à faire les courses. Elle est allée chercher les garçons à la sortie de l’école. Elle a repris le travail. Elle a changé de coiffure. Deux fois. Elle a acheté de nouveaux vêtements. Elle a participé  à quelques expositions. Elle a trinqué à de bonnes nouvelles. Elle a consolé des peines. Elle a hoché la tête.

Elle avait aussi lu et relu des notices pour savoir quel cocktail serait le plus efficace, le plus rapide. Elle avait arrêté de s’alimenter mais jamais très longtemps. Elle avait vu trois psychologues et un psychiatre. Elle avait étouffé ses pleurs dans son oreiller.  Elle avait tapé dans des murs.

Mais, elle n’a plus rien dit.

 

Quoi faire? – La fondation Donwahi

Il n’y a pas longtemps, je me suis intéressée à ce qu’Abidjan offre en terme d’espace culturel : vieux restes d’un passage en France où il y a des musées pour tout, des expos partout et tout le temps.
Mon premier choix a été le musée des civilisations. Malheureusement, il est en travaux et ce jusqu’aux jeux de la francophonie de cet été 2017 / grandes vacances scolaires / grande saison des pluies. Ses trésors sont inaccessibles jusque-là.

Déception d’abord pour moi, ensuite pour elle. Elle, c’est mini-pouce. S’il est quelque chose que je veux lui inculquer-transmettre-donner-léguer parmi d’autres, c’est la curiosité, l’ouverture d’esprit, l’ouverture à l’autre, le goût du bizarre.

Alors après des ouï-dire au sujet de la fondation Donwahi, j’ai décidé qu’il était temps de retenter la sortie culturelle.

Parenthèse
Ça te fait ça à toi aussi, de planifier un truc et le jour j de ne plus avoir envie de bouger la moindre partie de ton corps et de te trouver un tas de raisons plus ou moins tordues pour te conforter que ce nouveau choix de l’enfermement est le bon?
J’ai reporté oowww. J’ai reporté même. Jusqu’à ce week-end où c’en était trop parce qu’au bout d’un moment, la vie ce n’est pas que des envies. Faut passer à l’action.
Fin de la parenthèse.

Sous un soleil de plomb, nous nous y rendâmes pleines d’entrain. Il est bon de savoir que les portes de la Fondation sont ouvertes jusqu’à 20 heures. Je ne le savais pas. Je n’aurais peut-être pas décalé si j’avais su mais c’est toujours bon de le savoir.

A la question : Maman on va où ?, je répondais : à la galerie.  Et avoue, ça en jette.

En ce moment et jusqu’au 31 juillet 2017, il y a des expositions permanentes et une autre que je qualifierais d’exceptionnelle : Jems Kokobi – Terre d’Origine.
Terre d’Origine, ce sont des sculptures sur bois réalisées à la tronçonneuse au cœur de la forêt.
Terre d’Origine, ce sont 5 œuvres dispersées dans la cour et une projection dans la « boite noire » qui nous plonge au cœur du processus créatif.
S’il fallait choisir, ma préférence à moi irait aux 2 chaises amoureuses. Traduire l’amour et le jeu amoureux par la désarticulation est MAJESTRALE.
Mais aucune œuvre ne laisse indifférent. Elles ont chacune une histoire que je vous invite à découvrir en vous y rendant, même si j’ai déjà trahi le secret des médiateurs sur snap *ownsl257*.
Nous avons eu la chance d’être guidée par une personne très sympathique dont le nom m’échappe maintenant et je me sens trop mal de cet oubli parce qu’elle contribue pour beaucoup à entrer dans l’univers de la Fondation et de l’artiste.

J’y retournerais certainement. Elle n’a pas été très attentive (dans le sens attentif de l’adulte où on attend de nous que nous écoutions sagement et fixement) mais elle a kiffé à sa façon et s’est émerveillée de tout et de rien (le vidéoprojecteur : maman la télé est dans le mur !!!). Elle a aussi beaucoup couru partout et ça elle aime. Je pense pour elle que l’intérêt viendra au contact encore et encore de cet univers.

PS : L’entrée est libre et libre c’est un autre mot pour gratuit. 😉

N’hésitez pas à partager à des parents ou pas autour de vous en panne d’inspiration.

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Les chaises amoureuses

 

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Merina – L’origine

 

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Mur de la galerie

 

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Mur de la galerie