Conversations – 3

Elle : Allo ?
Lui : Allo
Elle : J’ai cru que tu ne décrocherais pas.
Lui : Je peux encore raccrocher si c’est ce que tu veux.
Elle : …
Lui : Qu’est ce que tu cherches ?
Elle : J’avais des questions. Tu sais ? Sur toi, sur moi, sur nous deux.
Lui : Nous deux ?
Elle : Ce qu’on a vécu …
Lui : Qu’est-ce qu’on aurait vécu de particulier qui te fasse te questionner un dimanche matin avant le lever de soleil et me réveiller dans la foulée?
Elle : Est-ce que ça aurait pu être moi ?
Lui : …
Elle : Merde, je deviens folle.
Lui : Pour ça, tu ne m‘as pas attendu. Tu as toujours eu un grain.
Elle : Si je t’avais trouvé la première. Ça aurait été moi ?
Lui : A quoi ça peut bien te servir d’avoir des réponses sur toutes ces situations hypothétiques?
Elle : On peut se voir ?
Lui : Pour que ça se termine comme les précédentes fois ? Non merci. Je passe mon tour. Mais j’apprécie vraiment la proposition.
Elle : Très drôle.
Lui : Comment tu vas ?
Elle : Mal. Tu me manques.
Lui : …
Elle : Tu ne dis rien ?
Lui : Que veux-tu que je dise ?
Elle : Je ne te manque pas ?
Lui : J’imagine que la nouvelle de mon mariage a dû te parvenir d’une manière ou d’une autre.
Elle : Que veux-tu que ça me fasse ? C’est pas comme si je ne l’étais pas.
Lui : Tu ne m’aides pas là. Tu ne t’aides pas. Tu devrais arrêter et passer à autre chose. Je suis passé à autre chose moi.
Elle : Vraiment ?
Lui : C’est toi qui m’appelles. C’est toi qui m’écris. C’est toi qui cherches à me voir. Donc oui, vraiment.
Elle : Pourquoi tu m’évites ?
Lui : Je ne t’évite pas. C’est fini, c’est tout. Ça fut chaleureux mais faut circuler maintenant madame.
Elle : Et si je n’ai pas envie ?
Lui : Je ne serais pas toujours d’humeur badine. J’ai d’ailleurs décroché pour te dire que je ne décrocherais plus. Ça suffit. Elle commence à s’énerver.
Elle : Depuis quand c’est elle qui décide ?
Lui : …
Elle : Réponds-moi. Réponds-moi et j’arrêterai de t’embêter.
Lui : Non, je suis sûre que ça n’aurait pas marché. Le « nous deux » n’aurait pas tenu parce que tu faisais semblant de m’aimer. Que pouvais-tu me trouver ? Dans un monde normal, les femmes comme toi ne regardent pas les hommes comme moi. Tu es belle, intelligente, forte et moi ? Moi ? juste un lâche qui n’aurait jamais imaginé te plaire. Je n’y crois d’ailleurs pas et après toutes les fois où je t’ai vu j’ai toujours attendu de me réveiller.
Elle : Tu essaies de me faire un remake de la belle et la bête ?
Lui : Sauf que je n’ai pas un rond.
Elle : Hahaha. Pas faux.
Lui : Comment tu vas en vrai ?
Elle : En vrai, je vis, je souris, je ris. J’aurai juste préféré t’avoir à mes côtés.
Lui : On peut se voir ?

Quoi faire ? – Sol Béni

Il y a des trucs qui fonctionnent toujours pour lui donner le sourire.
Se trouvent à égalité le chewing-gum, les sucettes au goût de mangue mille fois trop sucrées, les comptines (nom générique donné à toutes les vidéos qu’elle visionne sur youtube [mère indigne 😛 ]) et les jeux d’eau.

L’eau. L’eau. E.A.U.

Elle aime l’eau d’un amour dont seuls les enfants sont capables. Parce que moi quand je dis que je suis dingue d’une chose, j‘ai parfois besoin de mettre un peu distance entre ladite chose et moi. J’aime à dose homéopathique.

Pas elle. Elle pourrait rester dans l’eau toute une journée au risque de fondre.
Alors, il nous fallait un spot. La bassine, c’est rigolo et ça dépanne de temps en temps. Mais la bassine a ses limites que la raison ne peut ignorer.

J’ai un peu hésité, parce que on a certes des ambitions mais en pratique : On va où ? J’avais déjà testé la piscine du collège les figuiers. J’ai le droit de dire que le cadre n’est pas forcément enchanteur, sans pour autant être accuser de casser du sucre sur leur dos.

Les figuiers proposent des cours collectifs à partir de 3 ans et ça c’est très bien pour que les petits puissent se familiariser à l’environnement aquatique mais pour un après-midi de chill-glandouille-détente, ce n’est pas vraiment l’idéal pour moi.

Alors, au pif je décide de tenter Sol béni.
C’est pas loin de la maison et pour ce qui est des sorties toutes personnes comprises, être proche de la maison est un critère.

Et là, coup de cœur total. Les cieux se sont ouverts.
Je ne sais pas si c’est la verdure, les chaises longues, la piscine en forme de mangue, le canari-fontaine, le peu de monde, l’accueil ou un savant mélange de tout ça, mais je suis tombée amoureuse.

Les fois où nous y sommes allées, il n’y avait pas foule. Qui dit pas foule, dit la piscine est à toi. Si tu as beaucoup d’imagination comme moi et que tu sais faire la planche tu vas voguer librement, te laissant bercer par les remous de l’eau jusqu’à ce qu’un strident MAMAAAN te rappelle à l’ordre.

Ben ouais, la piscine n’est pas forcément synonyme de douce détente quand on est maman. Puisqu’il faut que j’amuse la progéniture et la guide. Déjà, elle a des flotteurs donc mes bras peuvent désormais se reposer un peu. Mais elle ne sait pas tout à fait avancer. Alors je sers de moteur.

Pour plus de fun, je vous conseille de prévoir différents jeux aquatiques : bouées, ballons, frites, flotteurs, gilets, matelas d’eau. Dans un monde idéal, il faudrait également le fameux flamand rose. Je rêve de ce flamand rose?

Sol béni m’a gbassé.

Sinon toi, tu te baignes où ?