Taxis d’Abidjan – Les Eléphants

Je n’avais pas la fièvre du match à venir mais l’atmosphère aidant, l’entourage galvanisant, la fièvre montant, je me suis retrouvée tellement dedans au point de vouloir y aller. Seulement, le constat est qu’à jour j-1, il n y a plus de tickets.

Mais voilà que je passe dans le stade et que l’espoir revient.

Moi au chauffeur: Chef, tu saurais où je peux trouver des tickets pour le match de demain ?

Lui : Vraiment si c’était avant, j’aurais pu te dire. Mais les éléphants de maintenant …

Moi : Ah Chef, c’est l’équipe nationale hein. 

Lui : Demande moi tout ce que tu veux sur l’ancienne équipe, je peux te répondre. Mais depuis la victoire à la CAN 2015, je n’ai plus regardé un seul match de notre équipe. Avant, je pouvais garer mon véhicule si je ne trouvais pas quelqu’un pour me remplacer, juste pour regarder leur match. Mais la nouvelle équipe, si je fais ça, c’est cadeau. Il me faire quel plaisir? Eléphants ça là, je peux pas faire programme pour eux. Donc vraiment je les supporte mais je suis lucide. Je ne suis pas de ces supporteurs qui voient les défauts des autres équipes mais rien de ce qui les concerne. Quand je vois nos Eléphants, je ne vois pas par où ils vont passer.

Taxis d’Abidjan

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Taxis d’Abidjan -Yopougon VS Riviera

KoneCranes Abidjan

Dans le véhicule qui s’apprête à nous ramener vers la Riviera, nous nous installons dans une ambiance légère. Au moment de régler les frais de transport, une dame installée à l’arrière s’exclame : Pourquoi Plateau-Riviera est plus cher que Dabou-Abidjan? Vous les chauffeurs, Dieu vous voit.
Le chauffeur : A cause de Riviera, toi même tu n’entends pas ça? Ri-vie-ra, y’a l’argent là-bas.
La dame : Ah bon?
Le chauffeur : Bien sûr, d’ailleurs moi-même je viens de Yopougon pour prendre l’argent de Riviera pour aller dépenser à Yopougon. Petit argent de Riviera, à Yopougon je suis riche avec ça! Dimanche faut me voir, quand je passe on sait que je suis un vrai bété. Je sens bon et ce sont les filles qui me courent après. Voiture ça là, à Cocody personne ne va me regarder. Mais si je gare à Yopougon, tout de suite, elles vont apparaître. C’est moi qui n’aurait plus de réseau.
Nous nous sommes mis à rire.

Taxis d’Abidjan.