Le jour où …

… J’ai pointé*.

Depuis que j’ai dû traverser ce désert ingrat, je vois d’un œil neuf et différent les personnes (hommes et femmes) qui osent se mettre à nu, aller au devant de l’inconnu et s’ouvrir. Parce qu’il faut vraiment être fou pour le faire!

Pointer, c’est baisser sa garde, c’est regarder « l’adversaire » dans les yeux et lui dire ce que l’on ressent. Pointer, c’est parfois payer le prix. Un grande penseuse a dit : le pointeur doit payer cash!

Pointer, c’est être inconfortable. C’est faire face à des silences qu’on ne sait comment interpréter, accepter les moues boudeuses, les « je t’aime, moi non plus », les appels jamais retournés, les rendez-vous reportés.

Du haut de mon unique expérience, je peux désormais affirmer que ce n’est pas une chose aisée. Mesdames et messieurs, soyez indulgents: ces visages hésitants, ce vocabulaire douteux, ces mines confites, ces yeux un peu perdus, … vous avez devant vous des cœurs ouverts.

Plus d’une fois j’ai failli lâcher l’affaire. A quoi bon? Parce qu’entre nous, il y aussi d’autres poissons dans la mer, plus coopératifs, moins regardants et peut-être même qui veulent finir dans mon assiette. Puis, je me rappelais le pourquoi de ma quête, je  prenais mon souffle et je revenais plus déterminée que jamais.

Pointer, c’est donner le meilleur de soi mais garder un peu pour après. Parce qu’il ne faut pas que passé le oui, le soufflé retombe… ou du moins pas trop tôt. Alors, tout charme et atouts dehors, j’ai joué le jeu de la séduction. Le but était de plaire et avant que l’objet de mes désirs ne s’intéresse à mon être, il fallait l’attacher avec mon paraître.

Pointer is art!

Cela pourrait être un message sur un tee-shirt.

Pointer, c’est plus facile d’en parler quand on a réussi. Oui, j’ai réussi.

Madame, Monsieur, j’écris pour un webzine. Il a dit oui. 😉

La prochaine fois, je vous raconte le jour où j’en ai eu marre que mon menuisier me prenne pour une cruche. Ce n’était pas joli joli.

 

 

* NDLR: pour les personnes étrangères au nouchi (langage urbain abidjanais, c’est draguer-faire la cour-courtiser).

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4 Replies to “Le jour où …”

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