Le jour où …

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… J’ai compris que j’étais un mouton. 

Et que peut être que toi aussi 😉

La boite à goûter ou comment le marketing nous fait perdre la tête.

Tous les parents connaissent la boite à goûter, bien qu’il n’y ait même pas besoin d’être parents, ayant nous même été des enfants. Donc cette petite boite, ZE boite, on la connait.

En début d’année scolaire, ma technique consiste à prendre les affaires de la princesse en exemplaire unique : un sac, une gourde, une boite à goûter. On changera en cours de route quand ça gâte.

Ma technique peut se discuter. J’en connais qui achètent tout en double voire plus, pour parer au plus tôt en cas d’incident ou pour le simple plaisir du changement : A les jours pairs et B les jours impairs. Je ne juge pas. Ne jugez pas. Chacun son truc.

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Le jour où …

… j’ai pété les plombs chez le menuisier.*

Chose promise chose due.

Je suis quelqu’un de très mesurée en principe. Un principe que la réalité a tendance à soumettre à rude épreuve. la vie me teste. La vie est cette fois passée par la main du menuisier pour me rappeler que sur la route de la patience et de la maîtrise de soi, je ne suis nulle part et que je ferais mieux d’arrêter de vouloir donner des leçons aux gens qui ne sont pas capables d’attendre patiemment, de répondre posément, etc.

Voilà que je choisis les artisans avec lesquels je collabore principalement au critère de la proximité. Je n’ai point envie de me taper des bornes pour, au final, obtenir un rendu similaire à mon gars du quartier. Bien sûr comme tout le monde, je sauvegarde les posts sur Facebook qui font l’éloge de tel ou tel incroyable talent, mais comme 90% des gens je ne les contacte jamais. A la fin des fins, c’est toujours le bon gars du coin qui mange mon jeton.

Il s’est trouvé, merci Seigneur, que le menuisier du coin était fort. Vraiment fort. J’ai tout de suite été emballée par les réalisations que l’on pouvait observer dans son atelier. Et puis il parlait bien. Confiante, j’ai passé une première commande : salle à manger pour un prix que je tairais. Ma mère m’a donné ce sage conseil : « Avant qu’on ne vienne te dire que tu l’avais eu trop cher, tu étais contente de ton achat? c’est l’essentiel ».

Je n’ai pas été déçue : finitions, ressemblance, qualité. Tout y était. Je harcelais presque mes 3 camarades de venir me rendre visite : viens chez moi non, viens chez moi kai. Il fallait que ma beauté soit vue (oui je suis ce genre de personne) et bien sûr tout le monde tombait sous son charme.  Ni une, ni deux, ni trois, je passe ma deuxième commande : un meuble télé.

Jusqu’à aujourd’hui, je ne m’explique pas ce qui c’est passé. Entre les faux rendez-vous (mais vraiment de la grosse foutaise) pour m’entendre dire que la peinture n’était pas sèche, les appels jamais retournés et le coup du « il est prêt, je te le livre dans la journée », je nageais en plein délire. Un mardi matin, je me suis rendue dans son atelier. Je l’ai appelé pour l’entendre une énième fois me raconter des sornettes. Quand je lui ai demandé dans ce cas de me rembourser mon argent , il s’est aussitôt trouvé une course urgente à Yopougon qui lui prendrait toute la journée. Il ne viendrait donc pas à l’atelier.

C’était la foutaise de trop. J’ai respiré un coup. J’ai regardé ce qui était dans son atelier. J’ai repéré sur une table basse ni trop grande ni trop petite. J’ai hélé un taxi. J’ai dit à son apprenti de ne pas tenter de m’arrêter mais s’il pouvait m’aider à mettre le meuble dans le coffre ce serait sympa.

Le menuisier ne m’a jamais rappelé. Je ne l’ai jamais rappelé.

Je suis depuis l’heureuse propriétaire d’un meuble que je ne voulais pas et qui jure avec ma déco. L’emportement, ce n’est pas bon les enfants.

La prochaine fois, je vous raconte le jour où j’ai découvert qu’une jupe que je portais depuis presque une année était transparente. Ô honte!

 

*  une fois parmi tant d’autres.

 

Le jour où …

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ZE question. Traduction: Suis je assez bien?

… J’ai pointé*.

Depuis que j’ai dû traverser ce désert ingrat, je vois d’un œil neuf et différent les personnes (hommes et femmes) qui osent se mettre à nu, aller au devant de l’inconnu et s’ouvrir. Parce qu’il faut vraiment être fou pour le faire!

Pointer, c’est baisser sa garde, c’est regarder « l’adversaire » dans les yeux et lui dire ce que l’on ressent.

Pointer, c’est payer le prix. Un grande penseuse n’a t-elle pas dit que le pointeur devait payer cash?

Pointer, c’est être inconfortable. C’est faire face à des silences qu’on ne sait comment interpréter, accepter les moues boudeuses, les « je t’aime, moi non plus », les appels jamais retournés, les rendez-vous reportés.

Du haut de mon unique expérience, je peux désormais affirmer que ce n’est pas une chose aisée. Mesdames et messieurs, soyez indulgents : ces visages hésitants, ce vocabulaire douteux, ces mines confites, ces yeux un peu perdus, … vous avez devant vous des cœurs ouverts.

Plus d’une fois j’ai failli lâcher l’affaire. Parce que A quoi bon? Parce qu’entre nous, il y aussi d’autres poissons dans la mer, plus coopératifs, moins regardants et peut-être même qui veulent finir dans mon assiette. Puis, je me rappelais le pourquoi de ma quête, je  reprenais mon souffle et je revenais plus déterminée que jamais.

Pointer, c’est donner le meilleur de soi, mais garder un peu pour après. Parce qu’il ne faut pas que passé le oui, le soufflé retombe… ou du moins pas trop tôt. Alors, tout charme et atouts dehors, j’ai joué le jeu de la séduction. Le but était de plaire et avant que l’objet de mes désirs ne s’intéresse à mon être, il fallait l’attacher avec mon paraître.

 

Pointer is art!

Pointer, c’est plus facile d’en parler quand on a réussi.

La prochaine fois, je vous raconte le jour où j’en ai eu marre que mon menuisier me prenne pour une cruche. Ce n’était pas joli joli.

 

 

* NDLR: pour les personnes étrangères au nouchi (langage urbain abidjanais, c’est draguer-faire la cour-courtiser).

Le jour où …

cropped-cropped-don-43.jpg… j’ai dû faire garder la bambine.

Travailler en dehors du domicile et devoir faire garder son enfant en bas-âge. Une équation à laquelle de nombreuses mamas sont confrontées. Passés les mois ou années d’amour collé-serré-chimenté et à un âge où l’enfant n’est pas encore scolarisable et même après, impossible d’échapper à la question du :

« Qui va veiller sur la prunelle de mes yeux ? »

Une question somme toute anodine qui de fil en aiguille, pour ma part, s’est transformée en casse -tête chinois, arnaques et maux de tête.

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Le jour où …

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Sourire avant bulles… Imaginez après

… j’ai remporté un concours.

A des concours, j’ai participé.

Avec instagram, j’ai même eu ma fièvre des concours qui est désormais passée.
Sur facebook, j’ai également tenté de remporter la machine à coudre de mes rêves et je suis passé à un petit doigt de l’avoir.
Sur des blogs ça et là, j’ai aussi tenté ma chance.
Ah ça les concours du net, ça me connait.

Donc forcément, j’y allais à celui-ci un peu à la « je m’en fous » et pourtant je ne me suis pas retrouvée au village de « si je savais ».

Tout est parti d’un ami qui n’a pas su tenir sa langue et a évoqué le concours organisé par Afrodoodie devant moi.
Afrofoodie, journal d’une foodie, ça vous parle ?
Pour faire bref et bien, il s’agit de l’aventure culinaire d’une abidjanaise démarrée en 2012.
Une aventure qu’elle nous partage sur un blog au design épuré.

Et donc un concours avec a la clé, la participation à un brunch le dimanche suivant.
Ni une ni deux, je me lance.
La tout de suite, je sens les « mais et si ton ami perd par ta faute ? », « hmmm africain, on peut rien leur dire dai ».
Du calme… il y’avait alors deux places à gagner. Les gagnants auraient très bien pu être lui et moi?
Honnêtement, si nous avions évoqué cette possibilité, après mon coup en traite comme seule échappatoire à une mort certaine pour moi, combien de chances dans la réalité réelle que cette éventualité se produise ?

Cela s’est produit.

Magie, Miracle, Sorcellerie, appelez ça comme vous voulez.

Mon secret (et j’en ai un) : être honnête.. ou presque..

C’est donc avec un enthousiasme non feint que le dimanche nous nous rendîmes à l’Atelier gourmand. Un espace chaleureux géré par Dame Angelina, ouvert depuis Février 2016 dans le centre commercial de Prima Center en Zone 4 à Abidjan qui propose des cours de cuisine pour tous âges.

Au menu ce jour: Brunch et bulles.

Beaucoup de bulles.