Ecrire

L’envie d’écrire
L’envie d’écrire me presse, m’oppresse, m’empresse.
Toutes ces belles phrases lues, ces envolées prises.
Je veux en faire partie.
Que des larmes coulent sous mes mots.
L’envie d’écrire
L’envie d’écrire prime, s’exprime puis déprime.
S’ils n’aimaient pas ma plume.
Cygne parmi les canards.
L’envie d’écrire.
Allez j’ose, je m’expose et éclos.

Elle et Lui

ELLE

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu peur la nuit.
Dès que l’obscurité se fait sentir, je ressens le besoin pressant de tout éclairer. Lampes, néons, bougies, veilleuses, … Tout y passe. Tout est bon pour oublier que dehors, hors de ma vue, derrière ces murs, il fait nuit noire.
J’oubliais… Je me présente. Je m’appelle Sierra et je me marie demain.
Demain, je me marie.
Non, le dire à l’envers ne l’atténue pas.
Je suis assise dans la chambre de mon enfance tenant le journal de mon adolescence, un stylo à la main.
Ecrire la veille de mon mariage.
Je sais que je devrais être en bas à faire la fête, à rire et à trinquer à une nouvelle vie.
Enfin, j’imagine. C’est la première fois donc j’ai le temps de me corriger pour les prochaines.
Parlons-en du mariage.
J’ai attendu ce jour un peu à la manière de toutes les filles.
Bercée illusionnée au romantisme. Télévision, Musique, Littérature. Je n’ai pas pu y échappé, personne ne m’avait proposé d’alternative.
Je ne ressens rien de tout ça ce soir. Ni picotements, ni excitation.
Danielle Steel aurait donc menti?
Alors, j’écris.
Technique éprouvée et approuvée. Je l’applique pour tous les événements importants de ma vie, qui demandent de laisser une partie d’un passé non résolu derrière moi; pour tous les passages en somme.
Je vide mon cœur.
Je pose mes tripes sur la table.
Je dis mes quatre vérités puis je tourne la page.

Le jour où il m’a demandé en mariage, j’aurai tout fait pour qu’il se taise.
« Tais-toi donc » ais je hurlé dans ma tête. Tais-toi avant de nous plonger dans cet abîme de faux semblants. Bien sûr, je n’ai rien dit de tout cela.
Je jouais ce rôle depuis trop longtemps. Nous étions désormais piégés dans les projections de notre entourage: deux pantins animés par les espoirs d’autres.
Il comptait peut être sur moi pour stopper la machine? Deux lâches… nous faisions bien la paire.

J’ai donc dit oui.
OUI
Il ne m’a pas donné d’autre choix. Une fois de plus.
OUI et je l’ai embrassé.
Et hop, un baiser fade de plus.
Je déteste l’embrasser.
Voilà c’est dit.

Il est 23h37mn56s et j’ai prétexté un malaise pour m’éclipser de cet interminable repas. La faim me tiraille mais ma mâchoire ne suit plus. Je n’ai plus la force de sourire.

LUI

Il fait chaud.
La climatisation nous a lâché depuis 30 minutes et on se croirait déjà dans un four.
Il fait chaud.
Mais les voir tous réunis pour nous célébrer suffit à me faire oublier ce désagrément.

Elle est si parfaite.
Elle est la perfection.
Je sens bien que ça peut sembler niais de dire ça ou même de le penser et pourtant…
Dire que j’aurai pu la louper, ne  jamais la rencontrer.
N’eut été cet accident et tout le chaos qui s’en ai suivi.
Je ne suis pas très fantasque mais aujourd’hui, je veux bien croire à la conspiration.
L’univers à conspirer à notre rencontre.
Un accident sur une grande voie et toute la circulation avait été chamboulée, les voies détournées. Je me suis retrouvé un peu par hasard à côté de son véhicule à un carrefour. J’avais failli l’accrocher, c’est ce qui en premier m’a fait la remarquer. Mais après avoir vu son visage d’ange, j’ai été happé.
Je l’ai discrètement suivi jusque chez elle.
Je ne pouvais juste pas décemment la laisser filer.
J’ai retenu son agenda, ses trajets, ses habitudes et un jour je suis rentré dans sa vie. Le hasard fait bien les choses.
J’ai aussi omis certains détails.
Elle les apprendra avec le temps et je suis certain qu’elle me pardonnera.
Elle m’aime tellement et je l’aime tant.
J’en suis tout simplement fou.
Pas comme celle d’avant. Elle me disait fou.
Peu importe désormais, tout ça c’est du passé et bien enterré.

Maintenant, je suis un homme heureux. Elle a dit oui.
Vous auriez dû la voir ce soir.
Emue, Transportée, Amoureuse.
On dit que les yeux sont la fenêtre de l’âme et cette fenêtre donnait sur son cœur.

Dommage qu’elle ne puisse pas profiter du repas.
Elle est encore fatiguée. Elle est fragile. Comme tous les rêves.
Mais demain est un jour encore plus important que celui-là. Alors, il vaut mieux qu’elle se repose ce soir.
Il faudra quand même se pencher sérieusement sur sa santé après le mariage.
Elle a très souvent des malaises et doit s’isoler encore plus souvent.

Me souvenir

Que tu n’es encore qu’une enfant.
Qu’un jour arrivera où tu refuseras que je te porte.
Qu’à deux ans, on fait des caprices et on veut sa maman à temps plein.
Que tu apprends en me regardant.
Que tu n’es pas à moi.
Que le temps passe et qu’un jour, tu seras partie.
De te dire bonne nuit et bonjour.
De ralentir pour te laisser savourer.
Que tu n’es pas lente,  je n’avais qu’à partir avec de l’avance.

Le jour où …

… j’ai remporté un concours.

A des concours, j’ai participé.

Avec instagram, j’ai même eu ma fièvre des concours qui est désormais passée.
Sur facebook, j’ai également tenté de remporter la machine à coudre de mes rêves et je suis passé à un petit doigt de l’avoir.
Sur des blogs ça et là, j’ai aussi tenté ma chance.
Ah ça les concours du net, ça me connait.

Donc forcément, j’y allais à celui-ci un peu à la « je m’en fous » et pourtant je ne me suis pas retrouvée au village de « si je savais ».

Tout est parti d’un ami qui n’a pas su tenir sa langue et a évoqué le concours organisé par Afrodoodie devant moi.
Afrofoodie, journal d’une foodie, ça vous parle ?
Pour faire bref et bien, il s’agit de l’aventure culinaire d’une abidjanaise démarrée en 2012.
Une aventure qu’elle nous partage sur un blog au design épuré.

Et donc un concours avec a la clé, la participation à un brunch le dimanche suivant.
Ni une ni deux, je me lance.
La tout de suite, je sens les « mais et si ton ami perd par ta faute ? », « hmmm africain, on peut rien leur dire dai ».
Du calme… il y’avait alors deux places à gagner. Les gagnants auraient très bien pu être lui et moi?
Honnêtement, si nous avions évoqué cette possibilité, après mon coup en traite comme seule échappatoire à une mort certaine pour moi, combien de chances dans la réalité réelle que cette éventualité se produise ?

Cela s’est produit.

Magie, Miracle, Sorcellerie, appelez ça comme vous voulez.

Mon secret (et j’en ai un) : être honnête.. ou presque..

C’est donc avec un enthousiasme non feint que le dimanche nous nous rendîmes à l’Atelier gourmand. Un espace chaleureux géré par Dame Angelina, ouvert depuis Février 2016 dans le centre commercial de Prima Center en Zone 4 à Abidjan qui propose des cours de cuisine pour tous âges.

Au menu ce jour: Brunch et bulles.

Beaucoup de bulles.

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Le Zoo d’Abidjan

Un peu septique, disons beaucoup septique.
Allez haut les cœurs, les enfants ne sont pas sensibles aux détails qui nous horripilent, nous autres adultes-blasés-désabusés.
Donc pour elle, une telle sortie peut valoir le coup.
Les animaux, elle adore.
Les cris des animaux, elle connait.
Allez c’est parti direction le Zoo.

Sorties en bande avec une autre adulte et deux autres bambins, nous avons opté pour un taxi compteur. Nous sommes arrivées à 11 heures.
L’endroit est bien desservi en plus d’être connu. Alors il doit être aisé d’y venir par d’autres transport en commun : gbaka, worro-worro, vélo, voiture personnel, brouette, …

Donc arrivées devant l’entrée, les fillettes se précipitent sur des chapeaux. Il sont à 100 francs CFA l’unité et relativement rigolos. On se laisse tenter. Mauvaise idée… Parce que pour une raison non encore élucidée, ils sont interdits à l’intérieur du Zoo. Pourtant, le Zoo (i) ne propose pas de couvre chef : ce n’est pas donc du fait de la concurrence  et (ii) permet d’y accéder avec glacière et compagnie : ce n’est donc pas une mesure hygiénique. Mystère.

Donc les chapeaux à peine posés sur les petites têtes, ils ont été retirés. Quiconque a un jour côtoyer un enfant en bas-âge réalise qu’un tel acte aurait pu déboucher sur un drame. Fort heureusement, l’endroit est suffisamment dépaysant à lui seul et a comme absorbé toute leur attention.

Nous y sommes allées un samedi et le samedi c’est la cohue.
Envahi par des gamins très bruyants et déchaînés, très certainement en sortie scolaire. Si vous aimez le calme et souhaitez communier en tout tranquillité avec la nature, allez -y un autre jour et venez me dire si c’est différent.

Points positifs

  • Le petit prix!!!
    J’avais ouie dire que le prix était bas. Mais de payer 100 francs CFA  pour les moins de 10 ans et 300 francs CFA pour les autres, ça fait toujours son petit choc. Il en reste très peu des choses biens que l’on peut s’offrir avec  100 francs CFA.
  • Les animaux!!
    Tu me diras « Normal c’est un zoo« . Mais, ça reste à mes yeux un grand point parce qu’on lui a souvent reproché ça. En plus, y’en a de diverses espèces. Tu me diras encore « Normal c’est un zoo« . Maiiiiiis… Donc il y a des animaux et pas que des animaux semi-domestiques.
    Chimpanzés,  crocodiles, serpents,  boucs,  éléphant , zèbres,  tortues,  lions,  buffle,  petits oiseaux au plumage vert,  civettes, biches, …

J’ai eu droit à un « la tortue est fatiguée, regarde maman, elle est fatiguée. ». Comprenez, elle avance lentement.

La brochure (que j’ai lu une fois chez moi, ce qui n’était pas l’idée du siècle) rajoute qu’il y’a une panthère et un rhinocéros que je n’ai pas vu.

  • Propre. Les allées sont entretenues et il est dommage que  les visiteurs  ne respectent pas le lieu.
  • Il y a une buvette que je n’ai pas testé.
  • Il y a plein d’animateurs qui expliquent ça et là, pour ceux qui ont envie de tout savoir de la digestion des chimpanzés ou du régime alimentaire des zèbres.

Point négatif
Le manque d’espace. Les espaces consacrés aux animaux sont riquiquis et cela fait un peu de peine de les voir à l’étroit et pour certains d’avoir clairement fini par péter les plombs.

Conclusion
Bambine a adoré. Ses yeux d’enfant vous voyez?
Elle voulait déjà revoir les zèbres à peine nous étions rentrées à la maison.

Si vous êtes à Abidjan, de passage ou résident , faites y un tour!

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Je t’ai quitté en t’aimant

Ce n’est pas que je ne suis plus préoccupée.
Ce n’est pas que tu as quitté mon esprit.
J’ai juste pris mon parti.
Ne plus penser aux possibilités de te voir revenir.
Vivre pour moi avec le risque de te perdre pour toujours.

Je t’ai quitté en t’aimant.